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FinePix S3 Pro

Un Fuji de 12 méga pixels (trop) rapidement essayé…

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Fuji France a eu la gentillesse de nous prêter quelques jours leur dernier boîtier pro, le S3.

Ce boîtier ressemble étonnamment au Kodak DCS. Du coup, j’ai retrouvé immédiatement plein d’automatismes. Fuji nous a également prêté un AF-S Nikkor 28-70 ouvrant à 2,8. Bref, un duo très agréable bien qu’un peu encombrant et lourd…

Effectivement, à côté du Canon 350D qui me sert de référence, le Fuji S3 est un “gros” boîtier professionnel avec un double déclencheur — bien pratique en prise de vue portait — doté d’une ergonomie qui a fait ses preuves.

Comparé à ces poids plume qui arrivent sur le marché, il est possible d'imaginer dans des temps proches des boîtiers plus légers à balader. Avec l'optique, on doit dépasser aisèment les 1,5 Kg.
L'ergonomie de la face arrière du Fuji rend son appréhension très rapide. Certes l'écran LCD est minuscule (de la taille de celui du 350D) mais il est possible d'accèder immédiatement à chaque fonction pour modifier les paramètres de sa prise de vue.

Le boîtier du S3 est fondé sur un modèle qui ressemble au Kodak DCS avec ses deux écrans à cristaux liquides, son double compartiment de cartes (compact Flash et MMC, son ecran LCD et sa couronne dite sélecteur quadridirectionnel. Et son poids : 835 grs sans batteries. Comme Kodak pour sa gamme professionnelle, il utilise des éléments qui lui sont fournis par Nikon.

Alors pourquoi développer cette gamme professionnelle, tout comme Kodak. J'imagine qu'il est plus simple pour un constructeur de partir d'un standard. Nikon étant un fabricant d'optiques reconnu, il est normal que Kodak comme Fuji se basent sur cette gamme pour proposer une réponse originale aux besoins des professionnels. Et d'acquérir auprès de Nikon une structure de boîtier en OEM. Le Fuji ne supporte que des optiques à monture Nikon (monture F) avec un rapport optique de 1,5… Ainsi le 28-70 que j'ai utilisé doit être traduit en équivalent 35 mm par un 42-105 mm…

Bref, l'ambition de Fuji est de fabriquer un boîtier qui permette de retrouver dans les images capturées numériquement la dynamique des couleurs de ses tirages argentiques (on suit ?).
Sauf que Nikon comme Canon ne se laissent pas facilement concurrencer par ses nouveaux concurrents qui, historiquement, fabriquaient il y a peu exclusivement des émulsions argentiques.

En effet, Fuji est essentiellement un fabricant de films (de moins en moins) et sutout un fabricant de minilab numériques comme le Frontier 390 qui équipe la pluspart des labos online ou professionnels. Le pôle photographique "pro" n'est pas encore une activité clé mais la force de Fuji est, dit-on, son expertise chromatique.

Revenons au S3.
La suite sera très très courte (de surcroît) car j'avais pas mal de travail à terminer pour mon activité professionnelle durant la période de prêt et le temps n'était pas franchement au rendez-vous !
Donc, je n'ai pas eu l'opportunité de me balader avec le produit comme j'essaye de le faire à chaque fois…
Bref, ce papier est un premier sentiment général.

Les images délivrées par ce dernier peuvent aller jusqu'à 4256 par 2848 pixels, codées sur 24 bits en .jpg (pour un poids de près de 5 Mo) comme en RAW (pour un poids moyen de… 24,5 Mo). Fuji utilise une technologie de capteur, le Super CCD II, qui associe deux couches, de 6,17 mega pixels (S et R)… mais ne me demandez pas d'expliquer, je constate simplement que l'on obtient des images de 4256 par 2848, 3024 par 2016, 2304 par 1536 et 1440 par 960 pixels !

Je n'ai pas trouvé d'explications suffisamment précises à ce propos dans le mode d'emploi papier livré avec le S3. .Par contre vous trouverez plus d'explications ici et http://laphotonumerique.free.fr/super_CCD.html à ce propos.
Je retiens de ces deux liens cette réflexion que je copie/colle in extenso : "FUJI a développé un nouveau concept de capteur avec des photosites octogonaux au lieu d'être carrés ou rectangulaires, le résultat en est qu'on fabrique 1.70 pixel avec un seul photosite.
D'où polémique à propos d'interpolation et qui dit interpolation dit triche !
OUI, il y a interpolation dans la mesure ou un pixel sur deux est artificiel.
NON il n'y a pas interpolation, car le pixel qui est fabriqué l'est à partir d'éléments qui existent déjà (ils sont simplement réunis pour constituer un nouveau pixel)."

Comme vous pouvez le constater, rien n'est simple, tout se complique !
Mais mon propos n'est pas de parler technique mais de ressenti en utilisation et de qualité perçue en terme d'images.

Effectivement, les images capturées avec le Fuji ont une ambiance bien à part, on aime ou pas. Pour ma part, je préfère les images plus neutres délivrées par le Nikon D2x ou le Canon 350D mais je reconnais que les images prises avec le Fuji ont une sacrée pêche.
Je les ai trouvées souvent plus saturées que les objets originaux que j'ai shooté…

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Ainsi ce transat rose donne un résultat plus dense sur l'image qu'en réalité. Néanmoins, la qualité de l'image est excellente, il ne faut pas exagérer.

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Côté boîtier, on reste dans les outils traditionnels avec peu de collimateurs pour asseoir son auto-focus, un capteur déconcertant (alors, 6 ou 12 MP ?!) et une façade arrière un poil complexe mais pratique pour un pro. L'ensemble donne un produit cohérent, pas forcement hyper séduisant mais avec un rapport qualité/prix que d'aucuns trouvent encore trop élevé, d'autres correct.

Bref, Fuji propose une alternative au DCS de chez Kodak et au haut de gamme de chez Nikon. Certes, on n'a pas la vitesse de ce dernier mais Fuji propose un produit robuste avec une atmosphère chromatique bien particulière. Et pour un prix convenable en regard du nombre de pixels délivré au risque de me répéter.
À mes yeux, on a pas forcément un coup de cœur pour ce type de boîtier mais l'addition d'options très professionnelles rendent sa présence dans toute stratégie d'acquisition quasi incontournable. Je n'en dirais pas plus car ma prise en mains est insuffisante. Je ne peux que conclure sur des avis très positifs à son égard qui m'ont été formulés par des professionnels de l'image numérique. Vu le professionnalisme de ces personnes, je suis certain de n'avoir fait qu'effleurer les possibilités offertes par ce boîtier… Bref, à garder en mémoire.

En savoir plus
La site de Fuji France, les infos techniques du S3.

Ainsi que l'excellent test réalisé par Volker (en français) ou celui de .DPreview (en anglais).

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le 16/05/2005 à 08:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Bruce Fraser et Camera Raw

Avec Photoshop CS

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Nous avons reçu un ouvrage en français consacré à Camera Raw. Le livre est en quadri et date de janvier 2005 pour cette version française. Certes, l'auteur s'arrête à la version 2.3 de Camera Raw (celle de septembre 2004) mais l'essentiel est dit dans les trois premiers (et longs) chapitres…
Dans un style simple et pragmatique, l'auteur, qui a bénéficié des conseils de Thomas Knoll, nous apprend pas mal de choses sur les rouages de Camera Raw et du DNG…

Certes, certes, nous en sommes déjà (ou presque) à la version 3.1, Photoshop prend une version de plus et beaucoup d'entre-nous, moi le premier, peuvent s'interroger sur lintérêt de lire un tel ouvrage qui semble d'ors et déjà dépassé… en terme de versions uniquement.
Notez que vu le prix de la suite CS, beaucoup d'entre nous risquent de rester sur la version actuelle qui fonctionne, ma foi, fort bien.

Eh bien, on apprend des tas de choses (et je vais le mettre dans ma pile des bouquins indispensables à relire et à consulter pour la photo numérique). Sur le Raw, sur la capture de l'image par les capteurs de nos appareils. Et, bien évidemment, sur les limites du format RAW.
Bruce Fraser fait également le tour de Camera Raw (c'est même le but du livre !) et commence par faire un cours sur la profondeur de couleur, le gamma, comment Camera Raw gère la couleur, etc. Nombre d'encadrés viennent ponctuer son discours dont le traitement de la couleur par Photoshop sur 16 bits (qui n'utilise pas 65 536 niveaux mais 32 768…), etc.
Ensuite c'est effectivement un mode d'emploi assez précis de Camera Raw qui nous est proposé, comment utiliser l'ecrêtage, pourquoi et comment étalonner…
L'ouvrage ne s'arrête pas là et donne des tas de conseils sur l'usage des métadonnées, comment faire des traitements par lots, etc.
Bref, un ouvrage qui se lit vite, qui est clair, qui permet de répondre à certaines de nos interrogations… Beaucoup d'illustrations en couleurs, de copies d'écran qui souvent remplacent à elles seules bien des lignes de texte.

Camera Raw avec Photoshop CS
Techniques de production de qualité industrielle professionnelle
Bruce Fraser
Peachpit Press + Adobe Press
EAN : 9782744087262

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le 15/05/2005 à 08:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Noir et blanc par Philippe Bachelier

100 pour 100 argentique

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L'édition 2005 du livre de Philippe Bachelier va ravir tous ceux qui se sentent délaissés par la révolution du numérique… Enfin une édition d'un ouvrage consacré au noir et blanc avec du révélateur, du film et du papier !

Donc, inutile de chercher dans cet ouvrage une quiconque information sur Photoshop ou autre… C'est un ouvrage de référence pour les familiers de l'agrandisseur et de la température du développeur (…le liquide, pas un humain qui pond du code…!! Et je n'ai pas écrit non plus que tout développeur risquait de finir liquide…)
Bref, nombre de traitements, de trucs pourraient être simulés… en numérique !

Paradoxe. C'est un livre à conseiller à tous ceux qui font aujourd'hui exclusivement de la photo numérique…
Car le résultat final est commun aux photographes des deux bords. Et cette bible du Noir & Blanc, de la prise de vue au tirage recèle plein d'astuces qui doivent être réinventées en numérique. Le but est le même : produire en fin de process un tirage de qualité…. Chimie ou numérique, chacun choisit son camp mais avec le même objectif !
Il serait d'ailleurs intéressant de reprendre cet ouvrage et de montrer les techniques traditionnelles et leurs filiations numériques.
Dans tous les cas, l'ouvrage est une mine d'infirmations pour qui sait prendre le temps de les chercher dans ces 220 pages bien tassées et bourrées de photos.
Pour ceux qui veulent revenir à l'argentique, développer leurs films, tirer leurs photos, choisi leurs papiers, comprendre l'intérêt d'un virage au sélénium pour renforcer les noirs, maquiller leurs tirages… Ou encore fabriquer son affaiblisseur
Pour finir, Philippe Bachelier commente une douzaine de tirages en montrant sur quelles zones il agit pour intensifier tel détail, etc. Quel filtre utiliser, etc.
Dernier détail, les photos utilisées dans l'ouvrage ne sont pas qu'illustratives…


Noir & Blanc
De la prise de vue au tirage — Édition 2005
Phillippe Bachelier
Éditions VM

EAN : 9782212672633
29 €

Voir également :
le site de l'éditeur : editions-vm
Le site de l'auteur : philippebachelier


Dans le même envoi, nous avons également reçu , du même éditeur, un ouvrage de René Bouillot consacré au Canon EOS 30/30V, un réflex argentique sorti en 2004…

C'est, en gros, un mode d'emploi de toutes les possibilités offertes par ce boîtier avec un chapitre sur les optiques et un autre sur les accessoires.
Canon EOS 30/30V
René Bouillot
Éditions VM

EAN : 9782212672534
15 €

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le 13/05/2005 à 08:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #